Les autorités urbaines de Kisangani envisagent de dégager les espaces funéraires occupés par des habitations. Le maire de la ville a annoncé, ce mercredi 2 septembre 2026, la démolition des maisons érigées sur des terrains destinés aux cimetières.
L’annonce a été faite lors de l’audience publique organisée par le gouverneur de la Tshopo, dans le cadre des échanges avec la population. À cette occasion, l’autorité urbaine a notamment soulevé la situation du cimetière de la Dixième Tshopo, où des constructions auraient progressivement gagné des espaces réservés aux sépultures.
Des constructions qui interrogent les autorités
Le maire s’est dit préoccupé par les circonstances dans lesquelles ces habitations ont pu être implantées sur des terrains à vocation funéraire. Il s’est également interrogé sur les éventuelles autorisations ayant permis leur occupation.
« Cimetière etikali cimetière », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi que la vocation des espaces funéraires doit rester clairement définie et protégée.
Selon l’autorité urbaine, les maisons construites sur ces sites sont appelées à être démolies afin de rétablir la destination initiale des terrains.
De nouveaux espaces déjà identifiés
Cette décision intervient alors que Kisangani connaît une extension urbaine qui accentue la pression sur les espaces disponibles. Face à cette situation, la mairie affirme avoir déjà identifié des terrains situés en périphérie de la ville pour accueillir de futurs cimetières.
L’objectif est notamment d’anticiper les besoins liés à l’accroissement de la population et d’éviter que les espaces réservés aux sépultures ne soient davantage exposés aux occupations irrégulières.
Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué concernant les éventuelles démolitions, pas plus que les modalités qui devraient encadrer leur mise en œuvre.
La mesure annoncée traduit néanmoins la volonté des autorités municipales de réorganiser l’occupation du foncier urbain et de préserver les sites consacrés aux sépultures.
Gaston Bilambo Kanyi
