Lors d’une visite du ministre de la Justice ce samedi 8 novembre, les détenus de la prison centrale de Kisangani ont dénoncé la surpopulation, l’absence d’eau potable et le manque de soins médicaux.
La prison centrale de Kisangani, construite en 1925 pour une capacité maximale de 500 détenus, en héberge aujourd’hui 1 166, selon les chiffres communiqués par le capita général (chef des détenus) à l’occasion de la visite du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa. Ce dernier séjourne dans la province de la Tshopo pour une mission officielle.
Dans une intervention brève mais poignante, le capita a dressé un tableau alarmant des conditions de vie dans l’établissement, promiscuité extrême, manque d’eau potable, accès quasi inexistant aux soins de santé.
« Nous avons des médecins et infirmiers qui sont affectés ici à la prison, mais parce qu’il n’y a pas de médicaments, comment peuvent-ils nous soigner ? Nous comptons sur votre visite pour trouver des solutions à nos problèmes, monsieur le ministre », a-t-il déclaré.
Ce cri d’alarme s’ajoute à d’autres dénonciations portées par le personnel pénitentiaire lors de la même visite, soulignant l’urgence d’une réforme du système carcéral dans la région.
La réponse du ministre Ngefa est attendue dans les prochains jours.
Abdoul ULAFIA
