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SOCIÉTÉ
Abdoul ULAFIA

Publié le Samedi 17 janvier 2026

Nombre de lectures: 83

Tshopo : à Kisangani, se nourrir devient un défi quotidien face à la flambée du prix du riz

À Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le riz blanc, aliment de base par excellence, devient progressivement hors de portée pour de nombreuses familles. Dans les marchés de la ville, la hausse continue des prix accentue la pression sur des ménages déjà fragilisés par un pouvoir d’achat limité.

Au marché central comme dans les autres points de vente, le constat est sans appel. Le gobelet de riz blanc, vendu entre 800 et 1 000 francs congolais en décembre dernier, s’échange désormais entre 1 400 et 1 500 francs en ce début janvier 2026. Une augmentation brutale qui bouleverse l’équilibre budgétaire des familles, pour qui le riz constitue souvent le repas principal de la journée.

Les vendeuses et commerçants interrogés justifient cette flambée par plusieurs facteurs conjugués : la raréfaction du produit sur le marché, la hausse des coûts de transport et des pratiques spéculatives autour d’une denrée très demandée.

« Le riz devient de plus en plus rare. Les fournisseurs nous livrent à des prix élevés, le transport coûte cher, et nous sommes obligées d’augmenter un peu pour survivre », explique une marchande du marché central.

Si cette situation suscite l’inquiétude chez les consommateurs, elle est perçue différemment par certains producteurs et commerçants. Pour eux, la hausse des prix représente une opportunité de compenser les efforts consentis dans les champs et de renforcer leurs revenus, notamment après les dépenses liées aux fêtes de fin d’année.

« Nous profitons de cette période parce que le riz se vend bien. Ce sont les fruits de notre travail acharné », témoigne un producteur opérant aux abords du marché central.

Mais du côté des consommateurs, la colère et l’incompréhension dominent. Nombreux dénoncent une hausse jugée excessive et insoutenable.

« Avant, j’achetais le gobelet à 800 ou 1 000 francs. Aujourd’hui, on me demande 1 500, parfois même 1 700 francs. Comment une famille peut-elle tenir dans ces conditions ? », s’indigne une mère de famille rencontrée au marché.

Cette flambée du prix du riz met en évidence les limites de la régulation des marchés locaux et relance le débat sur la nécessité de mesures urgentes pour protéger le pouvoir d’achat des ménages. À Kisangani, où l’alimentation représente déjà une part importante des dépenses quotidiennes, se nourrir devient de plus en plus un combat, en particulier pour les couches les plus vulnérables de la population.

Abdoul Ulafia

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Abdoul ULAFIA

Publié le Samedi 17 janvier 2026

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