Réunis ce lundi 9 février 2026 à Kisangani, les leaders politiques, autorités traditionnelles et acteurs de la société civile de l’espace Grande Orientale ont condamné avec fermeté les attaques répétées par drones ayant ciblé l’aéroport international de Bangoka, principale plateforme aérienne du nord-est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration commune rendue publique à l’issue de cette rencontre, les forces vives de la région ont qualifié ces frappes de menaces graves contre la sécurité des populations civiles et de tentatives délibérées de sabotage des infrastructures stratégiques. Elles estiment que ces actes s’inscrivent dans une logique de déstabilisation continue de l’Est du pays.
Prenant la parole au nom des participants, le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a dénoncé des actions qu’il assimile à de véritables actes de guerre, évoquant l’implication présumée des Forces de défense rwandaises et du mouvement AFC-M23. Selon l’autorité provinciale, ces attaques violent les principes fondamentaux du droit international et portent gravement atteinte à la souveraineté de la RDC.
Face à cette situation préoccupante, les participants ont lancé un appel pressant aux autorités nationales afin de renforcer la protection des infrastructures civiles sensibles. Ils ont également exhorté la communauté internationale à intensifier les efforts diplomatiques et sécuritaires pour mettre un terme aux violences qui endeuillent le nord-est du pays.
Cette sortie collective intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par une recrudescence des menaces asymétriques dans l’Est de la RDC. Les forces vives de la Grande Orientale appellent ainsi à la vigilance, à l’unité nationale et à la solidarité pour faire face aux défis sécuritaires actuels.
Abdoul Ulafia
