La route reliant Kisangani au territoire d’Opala, dans la province de la Tshopo, se trouve dans un état de dégradation avancée, rendant particulièrement difficile la circulation des personnes et l’évacuation des produits agricoles vers les grands centres de consommation.
Situé à environ 250 kilomètres de Kisangani, le territoire d’Opala est essentiellement agricole. Le riz, le manioc, les bananes et plusieurs autres produits y sont cultivés en quantité et participent à l’approvisionnement de la ville de Kisangani.
Cependant, l’état de la route complique fortement l’acheminement de ces produits. Ravins, nids-de-poule et autres dégradations rendent le trajet difficile pour les véhicules et les motocyclistes. Les producteurs dénoncent notamment l’augmentation des coûts de transport, les retards dans l’évacuation des récoltes ainsi que les pertes enregistrées sur les marchandises.
Une réhabilitation toujours attendue
Face à cette situation, les habitants d’Opala s’interrogent sur la lenteur observée dans la réhabilitation de cet axe routier. Des acteurs de la société civile locale affirment que des moyens auraient été mis à la disposition de l’exécutif provincial pour permettre l’exécution des travaux, mais estiment que les résultats restent insuffisants au regard des besoins des usagers.
La gestion des fonds destinés à la réhabilitation de cette infrastructure a également fait l’objet de débats entre responsables politiques. Certains députés nationaux de la Tshopo et le gouvernement provincial ont notamment été impliqués dans des échanges autour d’allégations de détournement de fonds.
Ces accusations restent toutefois à établir sur la base d’éléments vérifiables et par les procédures compétentes.
Pour les habitants et les producteurs agricoles, la principale attente demeure la remise en état de cette voie de desserte, considérée comme essentielle pour relier les zones de production à la ville de Kisangani.
La réhabilitation de la route Kisangani–Opala permettrait notamment de faciliter la circulation des personnes et des biens, de réduire les coûts de transport et d’améliorer l’évacuation des produits agricoles vers les marchés.
Les populations appellent ainsi les autorités provinciales et nationales à accélérer les travaux nécessaires, tout en garantissant une gestion transparente des ressources affectées à cette infrastructure.
Gaston BILAMBO Kanyi
