La gestion de plusieurs engins et équipements agricoles destinés aux territoires de la Tshopo suscite une controverse au sein de la province. La question porte notamment sur le nombre de matériels réceptionnés, leur localisation et leur déploiement au profit des populations bénéficiaires.
Le Rapporteur de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Paul Lokesa Bomboli, demande des explications sur le sort de 11 tracteurs, 13 remorques et plusieurs autres équipements agricoles qui, selon ses déclarations, seraient entreposés depuis plus d’une année sans être déployés sur le terrain.
L’élu du territoire de Yahuma affirme que ces matériels auraient été mis à la disposition de la province dans le cadre des initiatives du ministère national de l’Agriculture visant à soutenir le développement agricole dans l’espace de la Grande Orientale, comprenant notamment la Tshopo, le Bas-Uele, le Haut-Uele et l’Ituri.
Selon les éléments avancés par l’élu, certains engins seraient entreposés sur différents sites à Kisangani. Il évoque notamment une résidence privée située vers la 7ᵉ Avenue Plateau, ainsi que les environs de SIMESTA, à proximité de l’école Saint-Gaspard.
Paul Lokesa Bomboli estime que ces équipements, destinés à soutenir les agriculteurs, devraient être effectivement déployés dans les territoires bénéficiaires. Il évoque également des soupçons de détournement de fonds liés à leur déploiement, des accusations qui ne sont pas établies à ce stade et qui nécessitent des vérifications auprès des services compétents.
Le cabinet de la ministre provinciale de l’Environnement, Bijoux Koy, rejette pour sa part ces accusations et demande que leurs auteurs présentent des preuves.
Dans sa mise au point, la cellule de communication affirme que la Tshopo n’aurait pas reçu 11 tracteurs depuis l’entrée en fonction de la ministre. Elle soutient plutôt que chaque territoire de la province aurait reçu un tracteur, réceptionné au niveau provincial par un représentant du territoire concerné.
Le cabinet rappelle également que la cérémonie de remise des engins s’était déroulée à l’esplanade du gouvernorat de la Tshopo, en présence de plusieurs acteurs.
Cette situation fait donc apparaître deux versions contradictoires concernant le nombre d’engins réceptionnés et leur affectation. La consultation des documents officiels de réception, d’affectation et de déploiement, ainsi qu’une vérification sur le terrain, pourraient permettre d’établir les faits et de clarifier le sort de ces équipements agricoles.
