La riposte contre la maladie à virus Ebola se renforce dans la province de la Tshopo. Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE), d’une capacité de 42 lits, a été mis en service jeudi 10 septembre 2026 dans le quartier Météo, à Kisangani, en remplacement du centre provisoire installé à l’Hôpital du Cinquantenaire, désormais fermé.
La nouvelle structure comprend 22 lits réservés aux patients dont l’infection à Ebola est confirmée et 20 autres destinés aux cas suspects ou aux personnes en attente des résultats des examens biologiques. Les autorités sanitaires estiment que cette infrastructure permettra d’améliorer la prise en charge des malades et de renforcer le contrôle de la chaîne de transmission du virus.
Les autorités provinciales insistent également sur l’implication de la communauté dans la riposte. Le ministre provincial de la Santé a notamment appelé les leaders communautaires et religieux à sensibiliser la population et à favoriser l’acceptation du centre par les habitants.
Pour prévenir d’éventuels actes de vandalisme ou d’agression, le CTE a été installé dans une zone relativement excentrée. Un dispositif de sécurité associant la police et les forces armées a également été prévu. Le ministre provincial de l’Intérieur, Bayaka Asumani, assure que les forces de sécurité sont prêtes à intervenir en cas de nécessité.
Sur le plan épidémiologique, la situation reste préoccupante dans la Tshopo. Les autorités font état de 24 cas confirmés d’Ebola, dont 10 décès. Deux patients ont toutefois été déclarés guéris et ont quitté les structures de prise en charge mercredi, après des résultats cliniques et biologiques favorables.
Les équipes de riposte poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des patients, de recherche des contacts et de sensibilisation communautaire afin de limiter la propagation du virus.
La mise en service de ce nouveau centre intervient dans un contexte de mobilisation accrue des autorités sanitaires, alors que l’épidémie d’Ebola liée au virus de l’espèce Bundibugyo continue de constituer une préoccupation majeure dans le pays.
Gaston Bilambo
