Un nouveau centre de traitement de la maladie à virus Ebola est en cours de construction à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette infrastructure vise à renforcer les capacités de prise en charge et d’isolement des cas suspects et confirmés dans le cadre de la riposte contre l’épidémie.
Dans sa première phase, le centre disposera de 22 lits, dont 10 réservés aux cas suspects et 12 aux cas confirmés. Une extension progressive est prévue pour porter sa capacité à 50 lits, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et des besoins de la riposte.
« Compte tenu de l’espace du site mis à notre disposition, la capacité d’accueil sera de 10 cas suspects et 12 cas confirmés », a expliqué Garcia Pol Heredero, coordinateur de la logistique au sein de Médecins sans frontières (MSF).
Selon lui, les plans d’extension permettront d’augmenter progressivement la capacité du centre jusqu’à 50 patients.
Cette nouvelle infrastructure vient renforcer les capacités existantes à Kisangani. La ville dispose déjà d’un centre de prise en charge d’Ebola d’une capacité de 12 lits, dont quatre réservés aux cas confirmés et huit aux cas suspects.
La mise en service du nouveau centre devrait ainsi permettre d’accroître les capacités d’accueil, d’isolement et de traitement des patients. Elle devrait également faciliter la séparation entre les cas suspects et les cas confirmés et améliorer les conditions de suivi et de prise en charge.
Pour les équipes engagées dans la riposte, le renforcement des infrastructures sanitaires constitue un élément important pour faire face à une éventuelle augmentation du nombre de patients et réduire les risques de transmission liés à une capacité de prise en charge insuffisante.
Avec une capacité initiale de 22 lits et une possibilité d’extension à 50, le futur centre devrait ainsi constituer un renfort majeur au dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo.
Gaston BILAMBO Kanyi
