Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a exprimé, lors de sa réunion ministérielle du 29 décembre 2025, une profonde inquiétude face à l’aggravation du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en particulier après l’offensive menée par le mouvement rebelle AFC/M23 dans la région de Sud‑Kivu.
Dans son communiqué officiel, l’instance panafricaine se dit « gravement préoccupée » par l’escalade des hostilités et les pertes civiles liées à la prise de plusieurs localités, notamment Uvira, qui a intensifié une crise déjà marquée par des déplacements massifs et une détérioration de la situation humanitaire.
Le CPS a condamné fermement toute forme de soutien étranger aux groupes armés et réaffirmé le respect des principes de non‑ingérence, de souveraineté nationale, d’indépendance et d’intégrité territoriale de la RDC, tels qu’inscrits dans l’Acte constitutif de l’Union africaine.
Parmi les principales exigences figurent :
- Le retrait immédiat et vérifiable des forces rebelles des zones occupées, en conformité avec les accords de paix déjà signés ;
- La cessation des hostilités et le respect des engagements pris dans le cadre des accords conclus à Doha et Washington fin 2025 ;
- Un accès humanitaire sécurisé et élargi pour répondre aux besoins urgents des populations affectées ;
- Une coordination renforcée des initiatives diplomatiques africaines en vue d’une paix durable.
Le CPS a également salut les efforts de médiation africaine, notamment l’intégration des processus de Nairobi et de Luanda sous leadership continental, et a chargé le Groupe de facilitateurs de proposer des mesures urgentes pour désamorcer la crise avant le sommet des chefs d’État de l’UA prévu en février 2026.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes malgré les accords récents de paix, alors que les populations civiles continuent de subir les conséquences des combats et des violations du cessez‑le‑feu dans l’est du pays.
