Le Tribunal militaire de garnison d’Uvira a rendu, vendredi 2 octobre 2026, son verdict dans le procès en flagrance impliquant 112 militaires de la Garde républicaine, membres du 21ᵉ bataillon Simba. Au total, 91 militaires ont été condamnés, dont 27 à la peine de mort pour lâcheté, tandis que 21 autres ont été acquittés.
L’audience publique s’est tenue à la prison urbaine d’Uvira, au terme d’une procédure ouverte le 15 septembre 2026. Les prévenus étaient poursuivis notamment pour lâcheté et violation des consignes, à la suite de faits survenus dans la nuit du 22 au 23 août 2026, alors qu’ils étaient déployés sur des positions militaires situées à Malimba et Masangu, dans les hauteurs surplombant la ville d’Uvira.
Dans le détail, le tribunal a condamné 27 militaires à la peine de mort pour lâcheté. Cinquante-quatre autres ont écopé de cinq ans de servitude pénale, tandis que 10 militaires ont été condamnés à six mois de servitude pénale pour violation des consignes.
Par ailleurs, 21 prévenus ont été acquittés au terme de l’examen du dossier. Parmi les 112 militaires poursuivis figuraient également six femmes militaires. Cinq d’entre elles ont été acquittées et une condamnée.
Les militaires concernés appartenaient au 21ᵉ bataillon Simba de la Garde républicaine et étaient affectés à des positions considérées comme stratégiques pour la défense d’Uvira. Le procès portait sur leur comportement alors qu’ils étaient en service sur ces positions au cours de la nuit du 22 au 23 août 2026.
Le verdict met ainsi fin à cette procédure en flagrance, ouverte le 15 septembre dernier et examinée pendant plus de deux semaines par le Tribunal militaire de garnison d’Uvira.
Bubasha Djuma Bob
