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SOCIÉTÉ
José Engonge Itoko, correspondant à Mbandaka

Publié le Mardi 13 octobre 2026

Nombre de lectures: 14

Équateur : les armateurs des baleinières en bois demandent à Bemba de revoir l’interdiction

Les armateurs des baleinières en bois de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, sollicitent la clémence du Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, après sa décision d’interdire la navigation de ces embarcations à partir du 15 novembre 2026. Ils craignent que cette mesure ne perturbe les déplacements des populations des territoires enclavés et ne fragilise davantage les activités économiques dépendantes du transport fluvial.

Réunis lundi 12 octobre 2026 à l’Espace Volume 5, dans le quartier Ikongowasa, à Mbandaka, les armateurs ont examiné les conséquences de cette interdiction annoncée. À l’issue de leurs échanges, ils ont appelé le responsable des Transports à reconsidérer sa décision en tenant compte des réalités locales et de la dépendance de nombreuses communautés à l’égard du transport par voie d’eau.

« Nous demandons à Son Excellence Jean-Pierre Bemba Gombo de revoir cette décision en tenant compte de la vie de la population des territoires enclavés, qui ne vit que grâce à ce transport », ont-ils déclaré.

Pour ces opérateurs, les baleinières en bois constituent un moyen essentiel de déplacement et d’approvisionnement dans plusieurs zones difficiles d’accès. L’interdiction de leur navigation pourrait ainsi compliquer la circulation des personnes et des marchandises, avec des répercussions sur les échanges commerciaux et les revenus des acteurs du secteur.

Toutefois, les armateurs reconnaissent que certaines pratiques observées dans le transport fluvial exposent les passagers à des risques importants. Ils citent notamment la surcharge des embarcations, la navigation nocturne et le manque de gilets de sauvetage. Des manquements qui, selon eux, doivent être corrigés pour améliorer la sécurité sur les voies navigables.

Ils dénoncent également le comportement de certains agents des services de l’État, qu’ils accusent d’autoriser le départ d’embarcations à des heures tardives, en dépit des risques liés à la navigation nocturne.

Face à ces préoccupations, les armateurs plaident pour une approche conciliant les impératifs de sécurité et les besoins de mobilité des populations. Ils souhaitent que les autorités privilégient une solution tenant compte des réalités socioéconomiques de la province, tout en renforçant le respect des règles de sécurité par les exploitants des baleinières.

En attendant une éventuelle révision de la mesure, les professionnels du secteur espèrent obtenir une réponse favorable de Jean-Pierre Bemba Gombo avant la date prévue pour l’entrée en vigueur de l’interdiction, fixée au 15 novembre 2026.

José ENGONGE ITOKO

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José Engonge Itoko, correspondant à Mbandaka

Publié le Mardi 13 octobre 2026

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