À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre, les enseignants de la province éducationnelle de l’Équateur 1 annoncent des actions de mobilisation pouvant aller jusqu’au boycott de la reprise des cours à Mbandaka.
Réunis en assemblée générale au bar Esekola, dans la ville de Mbandaka, les enseignants membres de la Dynamique des syndicats des enseignants de l’Équateur ont adopté une série d’actions pour interpeller le gouvernement central sur leurs conditions socioprofessionnelles.
Parmi leurs principales revendications figure notamment l’instauration d’un salaire de base de 500 dollars américains, ainsi que la mécanisation et la prise en charge de tous les enseignants nouvelles unités (NU). Ils réclament également la revalorisation de la prime liée à la gratuité de l’enseignement.
Les enseignants dénoncent aussi les disparités salariales entre ceux affectés dans les centres urbains et leurs collègues travaillant dans les territoires. Ils plaident pour une retraite honorable des agents concernés ainsi que pour l’attribution effective des numéros matricules de la Fonction publique aux enseignants qui en sont encore dépourvus.
Au cours de cette assemblée générale, les participants ont également évalué la mise en œuvre des engagements issus de la commission paritaire de Bibwa de 2024. Les syndicalistes ont notamment exprimé leur désaccord concernant le transfert de certains paiements vers la Caritas et la Copec Lisungi.
La question de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP) a également été abordée. Les enseignants souhaitent que cette structure demeure exclusivement dédiée aux membres de leur corporation.
Pour faire entendre leurs revendications, ils annoncent une marche pacifique à Mbandaka le 1er septembre, date officielle de la rentrée scolaire. Ils envisagent ainsi de conditionner la reprise normale des cours à des avancées concrètes sur leurs différentes revendications.
Cette mobilisation intervient alors que les enseignants de l’Équateur 1 appellent les autorités nationales à prendre des mesures concrètes en faveur de l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération.
José ENGONGE ITOKO
